Lorsque l’on parle de l’économie suisse, on pense naturellement aux banques, à l’industrie pharmaceutique, à l’horlogerie ou aux grandes multinationales.
Mais la réalité économique du pays repose aussi très largement sur les petites et moyennes entreprises.
Une PME peut employer quelques personnes ou plusieurs dizaines de collaborateurs. Certaines sont jeunes, tandis que d’autres existent depuis plusieurs générations.
Elles sont présentes partout : Genève, Lausanne, Sion, Fribourg, Neuchâtel, Berne, Bâle, Zurich, mais également dans les petites villes et les villages.
Cette implantation locale leur donne une importance qui dépasse largement leur seul chiffre d’affaires.
Une PME recrute généralement là où elle exerce son activité.
Le restaurateur emploie des cuisiniers et du personnel de service. Le garage engage des mécaniciens. Une entreprise du bâtiment fait travailler des ouvriers et des techniciens. Une société de services recrute des collaborateurs administratifs et commerciaux.
Ces emplois permettent à des milliers de personnes de travailler à proximité de leur lieu de vie.
Lorsqu’une PME suisse se développe, son impact bénéficie donc directement à son environnement économique.
De nombreuses petites et moyennes entreprises participent également à la formation professionnelle.
Chaque année, des jeunes apprennent leur métier auprès d’entrepreneurs et de collaborateurs expérimentés.
Cette transmission du savoir-faire est fondamentale.
L’apprentissage ne consiste pas uniquement à apprendre une technique. Il permet également de découvrir les exigences du monde professionnel, la relation avec les clients, le travail en équipe et les responsabilités liées à un métier.
Derrière beaucoup de professionnels qualifiés en Suisse se trouve une PME qui leur a donné leur première chance.
On parle beaucoup des entrepreneurs lorsqu’ils réussissent.
On parle moins des risques qu’ils prennent pour construire leur entreprise.
Créer ou reprendre une PME nécessite souvent d’investir ses économies, de s’endetter, de recruter avant d’être certain du résultat et de supporter personnellement une partie importante du risque entrepreneurial.
Le dirigeant doit ensuite assurer les salaires, payer les fournisseurs, régler les charges et maintenir suffisamment de trésorerie pour faire fonctionner son activité.
Dans une petite entreprise, le patron est souvent également commercial, recruteur, gestionnaire et responsable des problèmes du quotidien.
Toutes les entreprises n’ont pas vocation à devenir des licornes.
Et ce n’est pas un problème.
Une entreprise employant 10, 20 ou 50 personnes, rentable depuis plusieurs décennies et disposant d’une clientèle fidèle constitue déjà une formidable réussite entrepreneuriale.
La valeur d’une entreprise ne se mesure pas uniquement à sa capacité à lever des millions auprès d’investisseurs.
Elle peut également se mesurer à sa capacité à générer durablement des bénéfices, préserver des emplois et satisfaire ses clients pendant plusieurs générations.
Les start-up possèdent naturellement une dimension médiatique importante.
Une nouvelle technologie, une forte croissance ou une importante levée de fonds constitue une actualité facilement identifiable.
Les PME traditionnelles fonctionnent différemment.
Leur réussite est souvent beaucoup plus progressive.
Elles développent leur clientèle année après année, recrutent progressivement, investissent dans leurs équipements et construisent leur réputation sur plusieurs décennies.
Elles font moins de bruit.
Mais leur contribution à l’économie est permanente.
Derrière de nombreuses entreprises familiales suisses, il existe une histoire entrepreneuriale parfois longue de plusieurs générations.
Un fondateur a créé l’activité.
Ses collaborateurs l’ont aidé à la développer.
Des clients lui ont fait confiance pendant plusieurs années.
Des fournisseurs et partenaires ont participé à sa croissance.
Une PME représente donc beaucoup plus qu’un bilan et un chiffre d’affaires.
Elle concentre également du savoir-faire, des relations commerciales, une réputation et une histoire.
Une question devient alors essentielle : que se passe-t-il lorsque le dirigeant souhaite prendre sa retraite ?
Toutes les PME familiales ne peuvent pas être transmises aux enfants.
La nouvelle génération peut avoir choisi une autre carrière ou simplement ne pas souhaiter reprendre l’entreprise.
Dans cette situation, rechercher un acquéreur extérieur devient nécessaire.
La transmission des PME en Suisse constitue donc un enjeu économique majeur.
Une entreprise rentable qui disparaît faute de successeur entraîne potentiellement la disparition d’emplois, de savoir-faire et d’une activité économique locale.
Pour les personnes qui souhaitent devenir indépendantes, la reprise d’une PME existante peut également représenter une alternative intéressante à la création d’entreprise.
Une société existante peut déjà disposer :
Le repreneur ne part donc pas nécessairement d’une feuille blanche.
Il reprend une histoire existante avec l’objectif de la poursuivre et de la développer.
Une PME qui ferme ne représente pas seulement la disparition d’une société inscrite au registre du commerce.
Elle peut signifier la perte d’emplois, d’un commerce de proximité, d’un savoir-faire ou d’un service utilisé quotidiennement par une population locale.
C’est pourquoi la pérennité et la transmission des PME concernent l’ensemble de l’économie.
Encourager la création de nouvelles entreprises est important.
Mais préserver et transmettre celles qui fonctionnent déjà l’est tout autant.
Depuis plus de 25 ans, REMICOM accompagne des entrepreneurs dans la vente, l’achat et la transmission de PME, entreprises et commerces en Suisse.
Nous rencontrons quotidiennement des dirigeants qui ont consacré 20, 30 ou parfois 40 ans de leur vie à développer leur activité.
Notre métier consiste à les accompagner lorsqu’arrive le moment de transmettre ce qu’ils ont construit et à rechercher des entrepreneurs capables d’en poursuivre l’histoire.
Car derrière une PME, il y a rarement uniquement des chiffres.
Il y a un dirigeant, des collaborateurs, des clients, des fournisseurs, des familles et parfois plusieurs décennies de travail.
Les start-up sont essentielles à l’innovation et méritent l’attention qu’elles reçoivent.
Mais n’oublions jamais les milliers d’entrepreneurs qui ouvrent leur commerce tôt le matin, dirigent leur atelier, servent leurs clients, forment leurs apprentis et prennent chaque jour des risques pour leur entreprise.
Les start-up font rêver.
Les PME font vivre le pays.
Et sans PME solides, il n’y a tout simplement pas d’économie forte.