Contrairement à l’achat d’un bien immobilier, les banques suisses financent très rarement l’acquisition d’un fonds de commerce. Pour elles, un commerce ne constitue généralement pas une garantie suffisante pour accorder un prêt. Si l’activité rencontre des difficultés, sa valeur peut évoluer rapidement, ce qui rend ce type de financement beaucoup plus risqué qu’un bien immobilier.
C’est pourquoi les fonds propres sont presque toujours indispensables pour reprendre un commerce.
Mais il ne faut pas uniquement penser au prix d’achat.
Reprendre une activité nécessite également de disposer d’une trésorerie suffisante pour assurer les premiers mois d’exploitation. Il faudra souvent financer la garantie de loyer, le stock, les frais administratifs, les éventuels travaux de rénovation, les investissements de modernisation, les premiers salaires, les assurances ou encore les dépenses de communication.
L’argent ne sert donc pas uniquement à acheter une entreprise.
Il permet surtout de lui donner les moyens de continuer à fonctionner et de se développer.
Une entreprise qui démarre sans réserve financière est beaucoup plus fragile face aux imprévus. Une baisse temporaire du chiffre d’affaires, une réparation importante ou un investissement inattendu peuvent rapidement mettre en difficulté un repreneur qui a investi l’intégralité de son capital dans le prix d’acquisition.
Il existe bien quelques exceptions.
Dans certains dossiers, un vendeur peut accepter un crédit-vendeur, c’est-à-dire un paiement échelonné d’une partie du prix de vente. Dans d’autres cas, des partenaires financiers spécialisés peuvent intervenir sur certains projets. Mais ces solutions restent relativement rares et dépendent du secteur d’activité, de la qualité du dossier et du profil du repreneur.
C’est précisément pour cette raison que, chez REMICOM, nous abordons la question du budget dès le premier rendez-vous.
Notre objectif n’est pas de connaître votre situation par curiosité, mais de vous orienter immédiatement vers des opportunités qui correspondent réellement à vos moyens financiers. Cela vous évite de perdre du temps sur des dossiers inaccessibles et nous permet de construire avec vous un projet réaliste.
Depuis plus de vingt-cinq ans, nous accompagnons des repreneurs dans toute la Suisse. Notre expérience nous montre qu’une reprise réussie ne dépend pas uniquement de la qualité de l’entreprise, mais aussi de la solidité financière du projet.
Disposer de fonds propres n’est pas seulement une condition pour acheter un commerce. C’est aussi l’un des meilleurs moyens de lui donner toutes les chances de réussir et de se développer durablement.